QUESTIONS & RÉPONSES

Vos questions fréquentes

Une formation de niveau bac +5 est indispensable pour exercer le métier de psychologue, un métier de haut niveau de compétences réglementé en France. Le titre de psychologue est un titre protégé par la loi pour garantir au public que l’exercice professionnel de la psychologie est assumé par un professionnel formé par un diplôme d’État.

Les psychologues doivent être inscrits sur un registre obligatoire nommé fichier ADELI, tenu par l’Agence Régionale de Santé (ARS). Ils doivent mentionner leur numéro d’inscription ADELI sur tous leurs supports professionnels. Le psychologue se réfère dans sa pratique au Code de déontologie des psychologues, qui protège le public des mésusages de la psychologie.

L’usage du titre de psychothérapeute est également réglementé par la loi : le professionnel qui en fait usage doit y être autorisé par l’ARS, en lien avec sa formation spécialisée en psychopathologie et son parcours.

Il existe en France une distinction officielle entre psychiatre, psychologue, psychothérapeute, psychanalyste et les autres « psys » (psychopraticien, psychotechnicien…). Seuls les titres de psychologue et de psychiatre ont un caractère officiel, sanctionné par un diplôme universitaire d’État spécifique à la prise en charge de la santé mentale. Le titre de psychothérapeute est réglementé depuis la loi Accoyer de juillet 2010 et réservé aux psychiatres, aux psychologues cliniciens et aux docteurs en médecine ayant obtenu une autorisation préfectorale. Les psychanalystes, quant à eux, sont formés dans des écoles privées qui ne délivrent pas de diplôme d’État : ce titre n’est donc pas défini par la loi.

Le psychiatre est le seul à détenir un titre de médecin, obtenu à l’issue d’un doctorat en médecine et d’une spécialisation en psychiatrie. Membre de l’Ordre des médecins, il est le seul professionnel de santé mentale « psy » à pouvoir prescrire des médicaments. Il peut assumer un suivi psychothérapeutique par la parole, ou se concentrer sur la partie médicamenteuse et laisser le suivi à un psychologue.

Le psychologue a reçu une formation universitaire théorique de haut niveau (au minimum master spécialisé) et doit être enregistré auprès de l’ARS de son département d’exercice, qui lui délivre un numéro ADELI. Il respecte le Code de déontologie des psychologues. Il ne délivre pas de médicaments, pas de feuilles de soins, et ses consultations ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale (certaines complémentaires santé prennent en charge un volume de consultations). Il est le seul habilité à effectuer des tests de personnalité et des tests d’évaluation du quotient intellectuel.

Le psychothérapeute : ce titre, réglementé depuis la loi Accoyer de juillet 2010, est réservé aux psychiatres, aux psychologues cliniciens et aux docteurs en médecine autorisés par la préfecture. Pour en faire usage, il faut être inscrit sur la liste des psychothérapeutes de l’ARS du lieu d’exercice.

Le psychanalyste traite les patients au moyen de la psychanalyse. Ce titre n’est pas reconnu par l’État : les psychanalystes sont formés dans des écoles privées, sans cursus officiel ni exigence de formation encadrée. Certains cumulent de hauts niveaux de formation (psychiatre-psychanalyste, psychologue-psychanalyste…), mais aucune réglementation ne régit la pratique des psychanalystes.

Les autres « psys » (psychotechnicien, psychopraticien, coach…) sont des titres non définis par la loi : toute personne peut en faire usage, y compris sans aucune formation. Il est donc important d’être prudent dans le choix de son thérapeute de santé mentale et de se renseigner au préalable.

Pour appréhender les problèmes rencontrés, le psychologue dispose d’outils spécifiques aux situations et aux personnes accueillies (enfants, couples, famille, groupe…), reconnus par la profession et validés scientifiquement. Par exemple, pour un bilan psychologique d’enfant ou d’adolescent, je rencontre d’abord les parents pour recueillir des informations utiles, puis je réalise le bilan à l’aide de l’entretien, du dessin ou de tests d’intelligence et de personnalité, afin de poser un diagnostic et de décider d’un accompagnement adapté. À noter que seul le psychologue est habilité à faire usage des tests psychologiques et à calculer un quotient intellectuel.

De façon générale dans ma pratique, l’outil principal est centré sur la parole, que j’accompagne pour faciliter l’accès au sens et au solutionnement des situations. En accord avec les patients, ils peuvent être orientés vers d’autres professionnels (hypnose, TCC,…) ou vers la médecine, dans une approche intégrative. Selon les besoins de la psychothérapie, je pratique également la thérapie EMDR à haut niveau de compétences (Je suis compétente pour traiter les  traumatisme simple et complexe, et niveau 3 pour les troubles traumatiques complexes et dissociatifs).

Souvent, les personnes appréhendent le fait que le psychologue qu’elles vont rencontrer ne parle pas, mais écoute seulement. Dans ma pratique, nous nous rencontrons dans le cadre d’un entretien en face à face et nous discutons autant que cela est nécessaire. L’essentiel est que cette rencontre soit confortable et permette des échanges fructueux. Les silences ne sont utilisés que s’ils ont un intérêt dans le travail thérapeutique et qu’ils ne mettent pas mal à l’aise.

Lorsque les personnes consultent, c’est qu’elles se sentent dans une impasse, ont l’impression de ne plus avoir de solution, ont parfois honte, ou se sentent seules et ne veulent pas ennuyer leurs proches, qui de toute façon ne pourraient pas les guider de manière neutre. Le psychologue, dans sa position de non-jugement et au travers du strict secret professionnel qui le lie à son patient, aide les personnes à éclaircir le problème qu’elles définissent et oriente l’entretien vers des recherches de solutions singulières à chaque problématique. Le fait de parler a un effet libérateur, à condition que l’écoute apportée par le professionnel permette d’entendre et d’approfondir la réalité, et parfois la complexité sous-jacente, de la problématique rapportée.

Les psychologues rencontrent des personnes qui cherchent des solutions, qui se posent des questions pour avancer. Cela n’est pas la définition de la « folie », c’est même tout le contraire. Douter fait partie de la condition humaine, et tout le monde peut être confronté à des situations pour lesquelles il est parfois nécessaire d’avoir l’aide d’un professionnel — parfois seulement pour lever un frein ou franchir une étape, parfois pour se développer plus que ce que l’on se sent capable de faire seul à un moment donné.

À chaque séance, nous réévaluons ensemble l’intérêt de poursuivre le travail psychologique en commun. Le but des prises en charge est de conduire vers plus de liberté et d’autonomie, et ceci le plus rapidement possible en fonction de chaque problématique.

Quels soins psychologiques et quels remboursements sont possibles ?

Quel dispositif ?Qui paie ?À compter deCombienDurée séanceCoût rembourséCommentPour qui ?
« MonPsy »
UNIQUEMENT pour les psychologues conventionnés avec la CPAM
CPAMPrintemps 2022 : avril 20228 séances par an30 min administratif inclus30 eurosSur prescription médicale, monpsy.sante.gouv.frAdultes, adolescents et enfants à partir de 3 ans
Centre médico psychologique adultes (C.M.P. adultes)
Dans toutes les grandes villes
GratuitPérenneIllimité30 minTotalitéAccès directAdultes
Centre médico psychologique infantile (C.M.P.I.)
Dans toutes les grandes villes
GratuitPérenneIllimité30 minTotalitéAccès directEnfants et adolescents
« Santé psy étudiants »GratuitEn cours8 séances30 minPas d’avance de fraisSur prescription médicale, santepsy.etudiant.gouv.frÉtudiants
Votre mutuelle santé
Psychologue libéral non conventionné
La mutuelle sur présentation de la facture de votre psychologueEn coursVariable selon les mutuellesLe psychologue décide de la durée de ses séancesVariable selon les mutuellesLa mutuelle sur présentation de la facture de votre psychologue et particularités selon les mutuellesTous publics
Psychologue libéral non conventionné avec la CPAM — E. BonitLe patientPérenneIllimitéLe psychologue décide de la durée de ses séancesVariable selon les mutuellesLa mutuelle sur présentation de la facture de votre psychologue. Si particularités administratives demandées par la mutuelle, voir avec la complémentaire. Certaines mutuelles remboursent un certain montant. Il est possible de changer de mutuelle pour bénéficier de soins psychologiques remboursés.Tous publics
C.N.S.Le patient1/2/233 types : SPO1, SPO2, SPO350 min à 1h144 euros par séanceSe renseigner auprès de la CNS, votre caisse d’assurance maladie si vous êtes travailleur frontalier, et votre mutuelle santéTous publics

Document rédigé en Avril 2022

« MonSoutienPsy » — Dispositif de remboursement par la Sécurité Sociale de 12 séances psychologiques

Motifs de refus de conventionnement des psychologues

Note à l’attention des patients — élaborée par la Convergence des Psychologues en Lutte (association qui regroupe plus de 20 collectifs et rassemble plus de 21 000 psychologues), janvier 2025.

Comme la grande majorité des psychologues, et de leurs organisations professionnelles, je ne suis pas d’accord pour participer au dispositif MonSoutienPsy mis en place par le gouvernement pour la prise en charge des consultations réalisées par des psychologues libéraux. En voici les raisons :

L’État doit améliorer les conditions de fonctionnement des structures publiques en leur donnant les moyens d’accueillir correctement le public. Mais aussi il faut que les psychologues soient dignement considérés dans le service public pour vouloir y travailler (actuellement : CDD à vie, salaire au SMIC avec Bac+5 minimum…).

Emmanuelle Bonit, psychologue et psychothérapeute à Thionville
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